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Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948

- Article 23 - alinea 1 : Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.



PRIVÉS D’EMPLOI :
Pour défendre ses droits, il faut les connaître

 
10 Droits à revendiquer... et à faire appliquer

• Un emploi stable, qualifié et correctement rémunéré, ou à défaut un revenu de remplacement décent mensuel de 1100 Euros net minimum pour tous soit 80 % du SMIC net CGT.

• Le doit à une formation diplômante débouchant sur un véritable emploi
• Le droit au logement (arrêt des expulsions)

• Le droit à l’eau, à l’énergie, et à la communication (téléphone, internet)

• Le droit à la santé

• Le droit aux vacances

• Le droit aux transports gratuits partout en France

• Le droit à la famille (allocations familiales versées dès le premier enfant)

• Le droit à la culture

• Le droit à la dignité et à la solidarité

• Le droit aux cantines ou à la restauration scolaire


Les conditions de vie misérables d'un député en exercice

E    Train gratuit en 1ère classe

E  Avion, 40 vols gratuits par an

E  Voiture à disposition

E Taxi parisien gratuit

E Hôtels haut de gamme avec tarifs préférentiels

E Restaurant à l'Assemblée Nationale: 7€ le repas, haut de gamme

E Prêts à taux réduits :2 à 3 %.......

E t la retraite ?

Un simple mandat de député (5 ans) ouvre droit à une retraite à 60 ans de 1550€...


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Quand ceux du haut regardent en bas :
     Ils ne voient que de la Merde

Quand ceux du bas regardent en haut :
   Ils ne voient que des trous du cul.

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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 18:54

INFORMATION  IMPORTANTE

Comité National CGT des Privés d’Emploi



Montreuil le 24 janvier 2012


Le Comité National des privés d’emploi appelle, ses adhérents, ses militants, tous les chômeurs et précaires à signer massivement la pétition lancée par la CGT contre les mesures antisociales du gouvernement qui visent à faire payer la crise aux salariés, chômeurs et retraités.

  •  Pour dénoncer les suppressions d’emplois dans le privé comme dans le public.

 

  •  Pour le développement de l’industrie et le service public

 

  •  Pour la revalorisation des salaires, des pensions, et de toutes les indemnités versées aux demandeurs d’emploi.
  •  Pour la réappropriation des banques par la puissance publique.

 

  •  Pour le départ en retraite à 60 ans.



  •    Parce que nous ne sommes pas responsables de la crise.

 

  •    Parce que nous n’acceptons pas de payer la crise.

 

  •    Parce que nous refusons la TVA « sociale » les attaques contre le droit du travail et les attaques contre notre protection sociale.


Je signe et je fais signer la pétition en ligne :

Lien sur le site de la confédération : http://www.cgt.fr/Les-salaries-n-accepteront-pas-de

Lien sur le site du CNPE : http://chomeurs-cgt.fr/







Jean François KIEFER
Secrétaire Général CNPE


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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 11:36

Politique -  le 17 Janvier 2012

 

Mélenchon et Thibault prêts à lutter contre le "sommet anti-social"

 

Le sommet social de mercredi convoqué par Nicolas Sarkozy ne passera pas comme une lettre à la poste. Invité ce mardi au siège de campagne du Front de gauche, Bernard Thibault est tombé d'accord avec ses hôtes Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent pour prôner d'autres solutions à la crise que les remèdes d'austérité libérale que s'apprête à asséner le chef de l'Etat à l'issue de son sommet "anti-social" de mercredi


Le candidat du Front de gauche s'est dit "très ému et honoré" que la CGT "ait eu l'élégance de venir à notre siège de campagne", soulignant que cette rencontre avait pour intention de "démonter la comédie qu'a préparée le chef de l'Etat avec son soi-disant sommet social" qui va "tourner en eau de boudin". Conclusion: ce sera "encore plus d'austérité", a-t-il dit, qualifiant Nicolas Sarkozy d'"homme aux abois qui gesticule comme quelqu'un en train de se noyer".


A ses côtés, Bernard Thibault a salué "l'honnêteté intellectuelle de Jean-Luc". Il a rappelé "l'aspiration très répandue dans nos rangs à un changement de président de la République et à un changement de comportement des élus politiques à l'égard du fait syndical" au regard de la manière dont s'est préparé ce sommet qui s'annonce "anti-social".


Thibault: "Mercredi, j'y vais à l'offensive"


Mais, mercredi à l'Elysée, "j'y vais à l'offensive", a assuré le responsable cégétiste, déplorant que le président "ne retienne que les revendications patronales". "Ils ont justifié des plans de rigueur au motif de vouloir conserver les 3 A" et maintenant que la note a été dégradée, ils vont "nous expliquer qu'il va falloir" continuer, a-t-il dit, appelant à manifester mercredi. Le leader de la CGT a dénoncé l'"attitude schizophrène du gouvernement" face au triple A, jugeant que "la conclusion est la même à chaque fois, plus d'austérité pour les salariés". "S'il y a des économies à faire, je suggèrerai peut-être demain d'arrêter les subventions de l'Etat aux agences de notation!".
D'accord pour le SMIC à 1700 euros


Le candidat à la présidentielle a noté plusieurs "convergences" avec le secrétaire général de la CGT, notamment sur le "danger" de "renversement de la hiérarchie des normes, qui mettrait non pas la loi ni la convention collective au-dessus de tout, mais l'accord individuel ou d'entreprise": "Ce serait un renversement inouï dans lequel les salariés seraient broyés".


Nous avons aussi une "perception commune du danger de récession que comporte la politique du gouvernement" qui se refuse à augmenter les salaires, nécessaire à la "relance de l'activité", a souligné M. Mélenchon, se félicitant d'avoir dans son programme des mesures "empruntées" à la CGT, comme le "salaire minimum à 1.700 euros". Enfin, comme une pique à François Hollande, il a dit leur "accord absolu" sur le "retour de plein droit à la retraite à 60 ans".

Source : Humanité.fr

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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 19:47

Nous, chômeurs et précaires, sommes particulièrement touchés par les questions de l'emploi. Nous subissons au quotidien la politique de précarisation de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement.
 

 

Le sommet pour l'emploi ouvert le 18 janvier prépare une nouvelle offensive contre les travailleurs avec ou sans emploi. Ce sommet n'est que la continuité de la politique mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy au cours de son mandat et ne cesse de jeter les travailleurs dans la misère. Pire, il marque l'accélération du calendrier des réformes avant les élections pour mettre en cause les acquis ouvriers.
 

 

De plus, cette initiative nous rappelle qu'à la fin du mouvement contre la réforme des retraites, Chérèque et Parisot avaient ensemble annoncé sur France 2 que leur prochain combat à mener serait celui pour l'emploi. Aujourd'hui le gouvernement emboîte le pas et organise ce forum.


Le menu est annoncé:

 

  • La remise en cause des bases du financement de la Sécurité sociale; davantage de flexibilité dans les horaires de travail ;

 

  • Des mesures fiscales et financières pour alléger le « coût du travail» (suppression des prestations familiales, du versement transport à la charge des entreprises et exonérations des cotisations sur salaires jusqu’à 3 fois le Smic) ;
  • Une hausse de la CSG, de la TVA ;

 

  • L'assouplissement de certaines règles en matière d’hygiène et de sécurité ;

 

  • La baisse des salaires, en proposant des accords « maintien d’emploi si baisse de salaire».

 

Nous sommes inquiets que la CGT participe à ce forum qui nous semble être une initiative du MEDEF et de la CFDT soutenue par le gouvernement. Nous ressentons cette participation comme une humiliation de plus.


Nous pensons que la participation des syndicats a été organisée par le gouvernement de façon à donner une apparence "démocratique" sur des mesures antisociales qui de toute façon sont ficelées d'avance. Ne serait-il pas préférable que la CGT boycotte cette grand messe à la veille des élections?
 

 

Le syndicalisme que nous défendons est celui du militantisme de terrain, de la défense de nos intérêts par l'action. Nous serons présents dans les mobilisations y compris le 18 janvier pour combattre l'ensemble de la politique antisociale de ce gouvernement et pour défendre nos droits et nos acquis!

 

La CGT PEP du Rhône.

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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 17:13

 


drapeau CGT  

 

Les camarades  « Chômeurs Rebelles d'Alès »  souhaitent une bonne année aux internautes, en espérant qu’en 2012, tous les forçats de la terre, les exploités, pourront enfin vivre dignement, que les guerres, les misères seront proscrites, que de partout les peuples se lèveront et terrasseront le capitalisme. Cette bête immonde, responsable de tous ces maux.

 

A l’instar des peuples arabes qui ont su chasser leurs tyrans, ou des latino-américains qui repoussent chaque jour, les appétences de l’ennemi héréditaire, le prétendu gendarme du monde, l’impérialiste, le bras armé de ce système décadent, l’encombrant voisin états-uniens. Ou, à la manière des indignés et autres mouvements de contestation qui fleurissent un peu partout sur la planète, levons nous, pour qu’enfin en France aussi, nous ne laissions pas ce gouvernement, au service des plus riches, détruire les acquis sociaux, le droit à l’éducation, à la culture et à la citoyenneté, que nos anciens ont si durement arrachés, souvent au prix de leur liberté, voire même de leur vie.

 

Bien sûr, nos vœux ne vont pas à tous ces privilégiés qui se gavent sur le dos du peuple, encore moins à Sarkozy et son gouvernement qui orchestre la misère et la récession dans notre pays, et surtout pas à la raciste notoire Le Pen et à son mouvement que nous souhaitons voir, tout comme ses idées nauséabondes, disparaître du paysage français et d’ailleurs aussi.


Oui, tous nos vœux aux peuples du monde, tous nos vœux de réussite à ceux qui luttent pour la liberté, la démocratie et la paix. A la CGT, nous sommes internationalistes et même si la situation des travailleurs français, nous préoccupe au premier degré, notre syndicat de tous temps a été solidaire et a souvent accompagné les combats menés par les peuples pour leur souveraineté et leur liberté. C’est toujours avec la plus grande attention que nous suivons l’évolution du monde.


Pacifistes, nous nous opposons aux conflits, nous préférons le dialogue à la guerre. Démocrates, nous sommes partisans de la démocratie sociale, nous prônons l’émancipation et le droit à l’autodétermination des peuples.


Si, nous pouvons nous réjouir de certaines avancées, nous pensons à l’Amérique Latine. Nous sommes très soucieux des conflits qui se développent en Afrique, au Moyen Orient, de ceux existants en Afghanistan et ailleurs.


Nous dénonçons fortement l’intégrisme qui n’est pas uniquement religieux, mais aussi politique, et sachons qu’il ne concerne pas seulement une région de la planète. Des religions, en passant par des partis d’extrême droite, il tisse sa toile et diffuse son venin dans tous les pays.


Nous devons être très vigilant et combattre cette pensée obscurantiste. Nous ne devons accorder aucun crédit à ces fanatiques, car ils nous feraient faire un bond en arrière de plusieurs siècles. Avec eux, terminé la liberté de pensée et la liberté tout court, les écoles seraient closes, fini les loisirs et la philosophie. Le néant pour le peuple. Le contraire de ce que peut représenter le progrès qui se doit d’être social, émancipateur de la pensée et de l’être humain.


En France les pratiques du gouvernement, s’apparentent à cette forme rétrograde de pensée qu’est l’intégrisme. Sarkozy et son commando gouvernemental, nous livre une lutte des classes impitoyable. La bande du Fouquet’s issue des rangs de l’extrême droite et de la grande bourgeoisie détruit systématiquement notre République. Ils n’hésitent pas à s’en prendre aux fondamentaux :


•    Liberté, la répression s’accentue de jour en jour


•    Egalité, les fossés se creusent toujours plus entre les classes sociales


•   Fraternité, solidarité, le pouvoir exclu de plus en plus de citoyen du système. Il n’y a plus de travail, plus de logement. Les attaques sont incessantes contre les plus démunis qui sont insultés, montrés du doigt. Des familles sont expulsées, des enfants sont arrêtés dans les écoles lieu sacré de notre République.


Il est grand temps de mettre un terme à toutes ces destructions massives d’acquis sociaux, mais aussi de vies humaines. Cette année s’annonce comme une année de changement. Syndicalistes, nous sommes aussi citoyens et nous appelons la population à se déplacer pour voter et faire barrage aux intégrismes. Par notre implication et notre vote, imposons une société de justice sociale et de liberté.

L’avenir de notre planète et le combat que nous menons pour la justice sociale et la paix sont les causes majeures qui font que nous militons. Ne laissons pas une poignée de nantis détruire nos vies,  Et si l’état n’agit pas pour sauver les emplois, il n’oublie surtout pas de mobiliser sa police et sa justice pour poursuivre celles et ceux qui refusent de se mettre à genoux. Suite aux manifestations contre la réforme des retraites, Guilhem Vire jugé en première instance a fait appel de la décision du tribunal, il est convoqué à Nîmes le 31 janvier à 8 h 30.


Restons mobilisé, ensemble nous luttons, ensemble nous gagnerons. 

 

Elisabeth BOUCHU

Bernard VIRE

Par Privés d'emploi Alès - Communauté : Actualités syndicales CGT
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 16:12

Le 18 janvier 2012, lors du sommet sur l’emploi. Chômeurs, précaires, avec les salariés et les retraités. Tous dans l’action !

•    Un salarié sur deux gagne moins de 1500 euros par mois.

•    8.2 Millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté

•    4.5 Millions de chômeurs dont 1 million supplémentaire depuis l’élection de Sarkozy.

•    1 chômeur sur 2 est indemnisé.

•    Le chômage touche 810 000 chômeurs de plus de 50 ans soit 300 000 de plus depuis 2008.
•    Le STO est rétabli pour les titulaires du RSA.

•    Les demandeurs d’emploi sont stigmatisés, accusés d’êtres des fainéants, des fraudeurs.


Ça ne peut plus durer !


•    170 milliards d’euros d’exonérations fiscales et sociales, soit 9 millions de Smic annuels.

•    186 millions d’heures supplémentaires au 2em trimestre 2011 soit l’équivalent de 400 000 emplois, soit 3 milliards de perte pour la sécurité sociale.

•    210 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires.

•    Création d’un fond de 750 milliards d’euros pour sauver les financiers.

•    Augmentation de 34% en 5 ans des rémunérations des dirigeants du CAC 40.

Sarkozy se veut l’artisan d’un sommet qu’il appelle social mais qui en réalité sera un sommet de diminution des droits des salariés, du pouvoir d’achat. Notamment avec la TVA sociale qui sous couvert de baisse des cotisations sociales, nous ferait payer notre propre protection sociale tout en faisant cadeau aux entreprises de quelques milliards sur notre dos.

Face au chantage sur les droits sociaux
Face aux mesures anti-sociales qui se préparent
Il est temps de réagir

Ce sommet doit être l’occasion de dire et d’exiger du gouvernement des solutions pour faire face au chômage et à la casse sociale.


Des solutions il y en a !


•    Revaloriser les salaires, pensions et les indemnités des demandeurs d’emploi, porter le SMIC à 1700 euros mensuel.

•    Contrôler les aides publiques aux entreprises en les conditionnant aux politiques salariales et d’emploi.

•    Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements en majorant les cotisations chômage employeur sur les emplois précaires, élargir l’assiette des cotisations aux stocks options, intéressement.

•    Supprimer les exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires et privilégier les créations d‘emplois et l’augmentation des salaires.

•    Stopper les suppressions d’emplois en orientant les investissements dans le développement industriel, en stoppant le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux et en créant de nouveaux postes dans la fonction publique et les services publics.

•    Développer les politiques publiques et les moyens des services publics.

•    Réformer la fiscalité notamment en augmentant l’impôt sur la fortune, en supprimant les niches fiscales, en diminuant la TVA, en réformant le financement de la protection sociale.

•    Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédit à taux réduits pour financer l’emploi, la formation, la recherche, les équipements.

•    Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux.

•    Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique.

Le Comité National des privés d’emploi et précaires appelle à faire de cette journée, une grande journée de mobilisation interprofessionnelle, à se mobiliser partout dans les territoires avec les salariés, les retraités, pour l’emploi, contre la hausse de la TVA, pour l’augmentation du pouvoir d’achat, pour une autre répartition des richesses, contre toutes les mesures anti sociales.

                                                                            

RASSEMBLEMENT
MERCREDI 18 JANVIER 2012
11H30 DEVANT LA SOUS PREFECTURE D’ALES

Par Privés d'emploi Alès - Publié dans : Manifestations - Communauté : Actualités syndicales CGT
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 16:00


Projet de décret relatif aux modalités d’orientation des bénéficiaires du RSA
Suspension de ce revenu et de radiation de la liste des bénéficiaires
CA de la CNAF du 03/01/2012


Pour le groupe des administrateurs CGT de la CNAF, ce projet de décret est un véritable scandale, en effet sous prétexte de clarification, il durcit de façon inconsidérée les conditions de radiation de la liste des bénéficiaires du RSA et apporte des modifications dans les modalités de sanctions qui vont au-delà du supportable pour des centaines de milliers de familles déjà fortement précarisées.

 

Alors que, simultanément, on constate que l’Etat est dans l’incapacité de respecter ses engagements en matière d’accompagnement des bénéficiaires du RSA en ce qui concerne l’accompagnement du parcours professionnel, faute de moyens mis à la disposition du service public de l’emploi.


Quant aux conseils généraux, ils sont dans la plupart des cas dans l’incapacité de contractualiser un contrat d’engagement réciproque avec toutes les garanties et moyens d’un suivi performant, à cause de la non revalorisation de l’enveloppe de compensation de l’état et la situation d’endettement d’une bonne partie des départements.


Devant cette situation, aggravée par la crise des déficits publics et des mesures annoncées pour leurs résorption dont la charge repose à 99% sur les salarié-e-s, (y compris les salarié-e-s pauvres, les chômeurs et les retraités), le décret fustige une nouvelle fois les bénéficiaires du RSA en aggravant les sanctions en cas de non respect des droits et devoirs du parcours professionnel ou du parcours social.


De ce fait, ce décret désigne les bénéficiaires du RSA comme seul-e-s fautif-ve-s et laisse clairement sous-entendre qu’ils/elles sont coupables de leur situation.


La réduction pouvant aller jusqu’à 80% du montant du RSA (contre un maximum de 100 € précédemment) et ceci pendant un mois à trois mois (contre un mois avant), illustre bien la culpabilisation et l’exclusion des bénéficiaires du RSA et exprime une vision uniquement comptable du dispositif, même si la réduction est ramenée à 50% lorsque le foyer est composé de plus d’une personne.

 

La CGT vote contre ce projet de décret1 qui vise à pénaliser et à exclure du bénéfice du RSA des hommes, des femmes, des familles, des enfants qui se trouvent déjà dans une situation extrêmement difficile au plan économique, sociale et aussi psychologique.

 

 1Pour votre bonne information, le Conseil d’administration de la Cnaf à donné un avis défavorable à ce projet de décret, par :

 

  • 16 voix contre (3 Cgt, 3 Cgt-Fo, 3 Cfdt, 2 Cftc, 5 Unaf).
  • 13 voix pour (3 Upa, 3 Cgpme, 6 Medef, 1 Cnpl-Unapl).
  •  3 prises d’acte (2Cfe-Cgc, une personne qualifiée). 1
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 16:58

  

La CGT affiliée à la Fédération des Organismes Sociaux obtient l’abolition de la « règle dites de retenue à 100% » des indus.


De quoi s’agissait-il ?


Depuis près d’une quinzaine d’années, l’Unedic et ensuite Pôle Emploi avaient organisé, en dehors de toute légalité une récupération automatique des indus sur les paiements ultérieurs dont bénéficiaient les allocataires de l’Assurance Chômage. Cette situation était issue d’un effet d’aubaine, la solution de facilité (bien que totalement illégale) consistait à récupérer sur les allocations dues les sommes trop versées pour les périodes précédentes. L’Unedic et Pôle Emploi ensuite devenaient donc à la fois juge et partie.

Les « initiateurs » de cette « règle » prétendaient qu’il ne s’agissait que d’une simple régularisation de paiement.

Partant de ce « postulat » ils considéraient donc qu’il n’y avait pas lieu de prévenir l’allocataire qu’il serait procédé à cette retenue. En conséquence, l’intéressé apprenait que son paiement n’avait pas eu lieu, par son banquier parce qu’à découvert (voire interdit bancaire) ou son bailleur parce que le virement du loyer n’avait pas était honoré (avec les risques d’expulsion que cela induisait).

Il n’est pas bien compliqué d’imaginer les effets d’une telle procédure sur « l’humeur » du Travailleur Privé d’Emploi ainsi maltraité lorsqu’il se présentait à l’accueil pour obtenir une explication sur l’absence de paiement, et la difficulté qui en découlait pour les agents dans la relation avec celui-ci.


Depuis 15 ans la CGT de la Fédération des Organismes Sociaux à lutter contre cette méthode illégale.


En matière de récupération de « dettes » la seule méthode légale et celle dite de « la quotité cessible et saisissable » qui est fixée par les articles  L 3251-1 à L. 3252-13 et R. 3252-1 à R. 3252-49 du Code du travail. Celle-ci consiste à ne pouvoir retenir sur un revenu qu’une partie de celui-ci en tenant compte du  revenu global du ménage et du nombre de personnes à charge. Les limites des quotités saisissables sont fixées chaque année par décret.


Depuis 15 ans la CGT s’est battue, pour que seule cette procédure légale soit appliquée en matière de récupération d’indus.


Bien sur, parce nous n’acceptions pas que l’on puisse procéder de manière injuste et surtout illégale à l’encontre d’une population déjà fragilisée, mais aussi parce que cette manière de procéder aboutissait à une accentuation des risques d’agressions physiques et verbales de nos collègues, induisant également des risques psychologiques.

Lors du CCE qui s’est tenu le 18 Octobre (juste après la prise d’otage de l’encadrement de l’agence Beaumarchais) la CGT est intervenue de nouveau auprès de la Direction pour condamner cette « procédure » (voir la déclaration au CCE du 18 10 2011) car pathogène par nature pour la sécurité des personnels.


Qu’est ce qui va changer ?


C’est donc pour la CGT Pôle Emploi une grande satisfaction de voir paraitre la note PE CSP 2011 207 du 23 11 2011, qui met définitivement un terme à cette procédure illégale et risquée pour les Personnels. Cette note fixe comme seule règle possible celle de la « quotité saisissable ».  Le système Informatique de Pôle Emploi ne sera mis en conformité avec cette nouvelle situation qu’à compter de Mars 2012. Mais d’ici là,  la note précise que toute demande de remboursement de la différence entre la quotité saisissable et le montant abusivement récupéré devra être restitué à l’Allocataire qui en ferait la demande. N’hésitez pas à informer les Allocataires de cette possibilité.

De fait cette situation nouvelle dans le traitement, va participer à diminuer de manière significative les risques de tensions voire d’agression à l’accueil.

Depuis toujours la CGT Pôle Emploi agit dans l’intérêt convergent des Agents et des Travailleurs Privés d’Emploi, convaincue que des conditions de travail correctes son sources d’un meilleur traitement des Chômeurs, et de la même manière, que le respect scrupuleux de leurs droits est source d’une situation de travail apaisée pour les personnels.


D’autres batailles de même nature demeurent.


Par exemple celle sur la nécessité absolue que toute demande d’allocations soit bien systématiquement enregistrée informatiquement (par la transaction MK02). Au-delà du fait que les statistiques sur les instances de traitement (donc du volume de travail en attente) soient faussées, c’est aussi une source de tensions entre Usagers et Agents. En effet, un Allocataire potentiel qui appelle sur le 3949 pour avoir des nouvelles de son dossier et qui s’entend répondre qu’il n’a pas déposé sa demande d’allocation, alors qu’il l’a fait depuis plusieurs semaines, peut interpréter le propos comme s’il était traité de « menteur » et de fait réagir de manière virulente tant au téléphone qu’à l’accueil physique.


Le choix de la CGT de la Fédération des Organismes Sociaux :


Même dans un contexte qu’elle a combattu, par exemple la fusion des Assedic et le L’ANPE, la CGT Pôle Emploi FNPOS agit concrètement pour défendre les intérêts moraux et matériels des personnels de Pôle Emploi, ceci dans le réel et non dans un monde tel que nous le voudrions. Le propre du militantisme syndical réside bien dans l’amélioration immédiate et future de la situation des personnels, et pour cela il faut, sans renier nos convictions profondes, savoir être réaliste mais pugnace pour modifier la réalité de la situation de travail des personnels. Telle est et sera toujours notre ligne de conduite.


Paris le 15 12 2011 

 

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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 14:03

eco Le RSA (Revenu de Solidarité Active) avait pour ambition de réduire la pauvreté en particulier celle des « travailleurs pauvres »

   

Force est de constater que de nombreuses personnes ont encore moins de moyens pour vivre, voire pour survivre. Le rapport récent du conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté le confirme : 8,2millions de personnes sont aujourd’hui sous le seuil de pauvreté porté à 954 euros mensuels. Est-il nécessaire de rappeler que le RSA socle est déjà bien en dessous de ce seuil  ?

 

Avec 18.5%, de personnes pauvres ou exclues, la France se situe nettement en dessous de la moyenne européenne toujours selon le même rapport.

 

La mise en place du RSA n’a pas résolu les difficultés d’accès à certains droits fondamentaux, ni levés les freins à l’emploi constitués par l’insuffisance de transports, de mode de garde et à des coûts abordables.

 

Elle n’a pas réduit le taux de renoncement aux soins des bénéficiaires de la CMUC par rapport à ceux qui bénéficient d’une couverture complémentaire privée. Bien au contraire, La suppression de l’automaticité des droits dits connexes prive certains bénéficiaires du RSA activité de la CMUC.

 

Les inégalités face au logement se sont creusées ces dix dernières années.  Hausse du prix des loyers et hausse du prix de l’énergie vont accentuer ces inégalités.

 

Les économies réalisées sur les prestations familiales   annoncées dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale de 2012, vont encore réduire le pouvoir d’achat des ménages. La revalorisation des prestations familiales indexée sur une prévision de la croissance à1%  plutôt que sur le coût de la vie à 2,3% ; le report de l’augmentation des prestations familiales de janvier à avril 2012 ; la  limitation des aides au logement vont toucher les plus faibles revenus.

 

 

La crise et le chômage massif sont organisés par les dirigeants du CAC 40.


Les dirigeants européens se soumettent aux diktats des marchés financiers en imposant la règle d’or et la  réduction des déficits publics, qui ont pour conséquence la suppression de milliers d’emplois privés et publics.

 

On nous affirme que la lutte contre le chômage est une priorité pour lutter contre l’exclusion mais les petits boulots, les temps non complets, partiels ne sortent pas de la pauvreté.

Le RSA activité et bientôt  les 7 heures de travail obligatoire sont une véritable aubaine pour le patronat, une main d’œuvre corvéable à merci.  

 

L’accompagnement aux personnes sans emploi et aux bénéficiaires du RSA, dans ce contexte ne serait  qu’un moyen de contrôle social si les professionnels n’exigeaient pas avec les bénéficiaires d’autres politiques publiques pour une réponse aux besoins sociaux.

 

Non au contrôle social

Le développement d’une dynamique d’insertion ne doit pas provoquer de nouvelles exclusions.

Le lien social doit être maintenu et le non respect des devoirs, s’il interroge ne doit pas limiter l’accès aux droits qui sont inaliénables.

 

Seulement face à l’absence de solutions en réponse à la question sociale aujourd’hui, la commande dans l’esprit de la loi et  malgré les effets d’annonce est bien de  faire porter la responsabilité de leur situation aux personnes pauvres, le tout dans un climat de suspicion.

 

L’autre alternative sera  de faire porter la responsabilité de l’échec des dispositifs aux professionnels qui accompagnent les bénéficiaires.

 

La mise en œuvre du dispositif RSA  mobilise un grand nombre d’acteurs à l’interne comme à l’externe.

La complexité amenée par le législateur et la difficulté de l’harmonisation des outils de gestion de chacun des partenaires du dispositif génèrent davantage de bureaucratie. Cette bureaucratie tient une place toujours plus  importante dans l’activité au quotidien des agents impliqués dans ce dispositif.

 

Pour la CGT, l’efficacité du dispositif RSA ne peut se réduire aux nombre d’allocataires reçus, aux nombres de contrats conclus ni au nombre de mesures d’insertion préconisées. Les agents de pôle emploi ont les mêmes préoccupations qu’ils aient à s’occuper de bénéficiaires du RSA ou non.

 

L’efficacité du dispositif RSA se mesure d’abord et avant tout à la qualité de l’accueil, de l’écoute, à la disponibilité des professionnels. Des emplois pérennes, qualifiés sont nécessaires pour assurer l’accompagnement de personnes souvent désabusées pour ne pas dire usées par des dispositifs qui ne permettent plus de les sortir durablement de leur situation d’exclusion.

 

Derrière les politiques d’évaluation des dispositifs  se cachent trop souvent des politiques de gestion de la pénurie mais aussi, des méthodes de management ne respectant ni les managés ni les managers,  des pratiques discriminatoires ne respectant pas l’intimité des familles et l’éthique.

 

En réalité, l’évaluation de la performance, la politique du chiffre n’ont pas d’autres objectifs que d’amener les professionnels vers ce dossier unique partagé en contradiction avec la déontologie liée au secret professionnel.

 

Le Conseil Supérieur du travail social a réaffirmé en séance plénière le 5 décembre

Dernier,  les obligations générales relatives aux données personnelles dans un avis sur les remontées de l’information nominatives.

 

Le CSTS rappelle que les fichiers et listes de données personnelles dont la divulgation ou l’utilisation risquerait de porter atteinte aux droits et libertés doivent respecter la loi informatique et liberté (employer des traitements autorisés par la CNIL. Il rappelle que conformément aux valeurs du travail social et à ses références éthiques et déontologiques, tout usage d’informations nominatives doit respecter les finalités de la mission mise en œuvre et se limiter au strict nécessaire pour mener l’action avec les usagers.

 

Pour la CGT le fichage de données portant atteinte à la vie privée des personnes est inacceptable.

Par ailleurs, toutes les personnes en situation d’exclusion sociale ou professionnelle doivent être concernées par un dispositif leur permettant un parcours d’accès à l’emploi et un revenu digne de ce nom. Son montant doit être supérieur au seuil de pauvreté.

D’autre part, il n’est pas acceptable que les exonérations sociales et fiscales, que les aides au logement, les allocations familiales etc. attribuées aux bénéficiaires des minimas sociaux  ou sous conditions de ressources soient supprimées ou intégrées pour calculer le montant du RSA.

La mise en œuvre du RSA appelle des moyens  humains, logistiques et financiers pour toutes les institutions publiques et les organismes qui vont réceptionner, instruire les dossiers et procéder à l’accompagnement.

Or du fait des  restrictions budgétaires  les moyens des conseils généraux ne permettent déjà pas de répondre aux demandes sociales : pôle emploi explose sous l’afflux des salariés victime de la crise.

Plutôt que de s’arcbouter sur un plan drastique de suppressions d’emploi, le gouvernement serait bien inspiré de dégager des moyens pour favoriser les créations d’emploi.

Les moyens ont su être trouvés pour renflouer les banques, des entreprises ou garantir aux actionnaires le versement de leurs dividendes.

Une dernière suggestion en guise de conclusion suggérée mardi dernier par  des milliers de salariés dans 185 manifestations et rassemblements contre le plan d’austérité du gouvernement à l’appel de la CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa.

"De l’argent pour les salaires et l’emploi en Europe, pas pour la finance !".

Les organisations syndicales se retrouveront le 19 décembre pour tirer bilan de cette journée et décider quelles suites elles entendent donner dans la perspective de la convocation en janvier d’un sommet sur l’emploi annoncé par le président de la République.

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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 18:43

DÉCLARATION
                               Syndicat Richard Ducros – USTM 30 –

                                     Fédération métallurgie – UD 30

                              FAYAT CONDAMNÉ !!!

Ce jour, le 13 décembre, la Cour d’Appel de Nîmes confirme la décision du 19 mai 2011 du tribunal d’Alès : FAYAT est condamné à payer 12 millions d’euros au liquidateur Maître Gorias.
Ce jugement est un véritable succès pour les salariés (ées) de Richard Ducros.

Ø  Après la violence du licenciement subi par plus de 300 salariés (ées) privés de leur emploi et la fermeture de leur entreprise,
Ø 
Après le refus total de Fayat de ne pas participer au « plan social »,
Ø 
Après la mise en situation difficile de PME et PMI du bassin d’Alès par ce même Fayat,
la justice a rendu son verdict implacable à Fayat et ses complices.

Les salariés (ées) avec leur syndicat CGT dans l’action, ont démontré sans relâche dans leurs écrits, prises de parole, y compris l’argumentation dans la construction des dossiers juridiques (Tribunal d’instance d’Alès et Nîmes, conseil de prud’hommes d’Alès), de faire mesurer le mépris de Fayat tant sur les questions de reprises d’entreprises, de l’industrie, mépris auprès de l’ensemble des salariés de Richard Ducros et des entreprises sous-traitantes.

La justice a entendu l’ensemble de ces arguments et vient de condamner ce patron voyou.
La justice, par ce jugement, exprime l’esprit digne, responsable et constructif que les salariés (ées) ont démontré tout au long de ce conflit et au-delà.
Une brèche s’est ouverte contre les patrons voyous, contre la violence patronale et les droits sociaux des salariés (ées) au rabais.

Ce résultat est un encouragement pour la CGT à poursuivre la bataille revendicative la plus unitaire possible sur la question de l’industrialisation du bassin alésien, dans la région, le pays.
Au-delà des déclarations, il faut des actes concrets et investir dans l’outil de travail, l’industrie créatrice de richesses et d’emplois.

Ensemble, unis, nous pouvons engranger des succès sur l’emploi, l’industrie, la reconnaissance des droits …

Un pays sans industrie n’a pas d’avenir !

Alès le 13 décembre 2011

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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 20:00

Quand Pôle Emploi désinscrit un chômeur sur deux

 

11 decembre 2011 >

L'an dernier, quelque 5,6 millions de personnes sont sorties des listes de Pôle emploi (catégories A, B, C) en France métropolitaine. Moins de 5% d'entre elles avaient repris un emploi. 
>
> La DARES vient de publier une intéressante étude sur l'évolution des sorties d'inscriptions à Pôle Emploi entre 2007 et 2010. Comme elle le précise, les inscrits à Pôle Emploi ne sont qu'une part des demandeurs d'emploi. 
>
> En 2010, chaque mois, 10% des inscrits ont quitté les listes de Pôle Emploi, contre 12,5% en 2007.

Désinscrits avec emploi... 
>

Contrairement au story-telling sarkozyen, la DARES confirme que la crise de l'emploi a commencé AVANT la crise boursière puis financière de septembre 2008: elle a commencé dès mars 2008. « La baisse a été plus particulièrement marquée entre mars 2008 et mars 2009, en lien avec la dégradation de la conjoncture économique ». 
>   
> La DARES confirme également que la reprise de l'emploi n'a jamais eu lieu: le taux de sortie pour reprise d'emploi n'a jamais progressé depuis l'élection de Sarkozy. Au contraire, moins de la moitié des sorties mensuelles le sont pour reprise d'emploi (4,6% en 2010), contre 6,5% en 2007. En décembre 2010, ce taux de sortie pour reprise d'emploi était même de 4,2%, l'un « des taux les plus bas observés depuis le début de la disponibilité des données, en juin 2002 ». 
>   
> Un peu moins d'un tiers de ces sorties concernaient des CDI. L'intérim s'est effondré dès mars. Et les contrats aidés, s'ils ont augmenté, représentent une part marginale de ces reprises d'emploi :  après un pic à 12% de ces sorties en 2009, ils sont retombés à 9% l'année suivante. C'est l'effet direct de la baisse des crédits consacrés à l'emploi. 
>   
> Pôle Emploi n'a assuré que 14% des recrutements des sortants en 2010, contre 29% pour ... les relations professionnelles et personnelles et 23% via des petites annonces hors Pôle Emploi. 
>   
> Enfin, un tiers des désinscrits ayant retrouvé un emploi ... cherchent encore un emploi. Et pourquoi ? A cause « d’une insatisfaction relative au contrat de travail (23 %), à la durée de contrat (23 %), au salaire (12 %) ou au temps de travail (10 %) ».   
> ... ou sans travail 
> Plus d'un chômeur sur deux est sorti des listes de Pôle Emploi sans avoir recouvré un travail. 
>   
> Ces désinscrits sans emploi se décomposent comme suit. 
>   
> 47% ont été sortis « involontairement » des listes de Pôle Emploi. La DARES précise les cas: 
>

  • 31% pour défaut d’actualisation suivi d’une réinscription
  • 12% suite au « non renouvellement accidentel » de leur demande (problème de carte de séjour, de téléactualisation...)
  • 4% suite à une radiation administrative
38% de ces sans-emplois sont sortis « volontairement » des listes de Pôle Emploi: 
>
  • 19% sont partis en formation
  • 15% ont interrompu leur inscription pour cause de maladie, de vacances, ou de congés maternité ou parentaux.
  • 3% sont partis à la retraite, ou en en dispense de recherche d’emploi.
Enfin, la DARES précise que 6% supplémentaires « n’ont simplement pas souhaité renouveler leur inscription sur les listes de Pôle emploi, (par exemple parce qu'ils n'étaient plus indemnisés) » et que 9% se sont désinscrits pour un « autre motif » tels un déménagement ou un emprisonnement (sic!). 
>   
> La France précaire 
> Cette étude fournit également quelques éléments d'analyse sur la France précaire. 
>   
> Les plus de 50 ans: leur taux de sortie pour reprise d'emploi, déjà très faible avant la crise (3,5%), s'est affaissé à 2,4% en 4 ans. Cette évolution est à rapprocher des grands discours sur l'inévitable amélioration de l'emploi des séniors.  
>   
> Les régions industrielles: Limousin, Nord-Pas-de-Calais, Picardie et Haute-Normandie affichent les taux mensuels de sortie pour reprise d’emploi les plus faibles, inférieurs à 4,0 % en moyenne. 
>   
> Les professions non qualifiées: le taux de sortie pour reprise d'emploi a été dégradés de 30% en 4 ans, pour tomber à 3,9% (manoeuvres) ou 4,7% (ouvriers); quand celui des cadres restait au-dessus des 5%. « La baisse des taux de sortie conjuguée à l’afflux de nouveaux inscrits sur les listes de Pôle emploi explique la forte hausse du nombre de deman- deurs d’emploi ouvriers: +24,9 % entre 2007 et 2010 contre +5,9 % sur la même période pour les cadres. » 



Source :

CGT-PEP Rhône
Union Locale CGT 1-2-4e arrt
31 rue Quivogne
69002 Lyon
06 30 01 91 79
www.cgtpep69.com

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