Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog des privés d'emploi  cgt ales

Le printemps de l'Industrie à Alès le 21 mars 2017 Espace Cazot

22 Mars 2017 , Rédigé par Privés d'emploi Alès

Le printemps de l'Industrie à Alès le 21 mars 2017 Espace Cazot

Une cinquantaine de personnes étaient réunies à l'Espace Cazot à l'appel de l'Union Locale CGT d'Alès, dans le cadre du Printemps de l'Industrie et des Services Publics.

La reconquête de l'Industrie et des Services publics, un débat très intéressant qui fut animé par Slimane Madadi pour Enedis (ERDF), Olivier Mauras SNCF, la Poste Michel Guy, Claude Doussière pour le Collectif de défense de la ligne Alès-Bessèges, Michel Lopez pour l'Association Richard Ducros et Elisabeth Bouchu pour les Privés d'Emploi et Précaires.

Les entreprises de AXENS, SOLVAY, CTI, les cheminots, et le collectif ligne Alès-Bessèges  présentèrent une riche documentation, 

Nous avons pu échanger sur les dérives vers lesquelles le Capitalisme insatiable casse nos droits sociaux et nos libertés pour plus de profits et de dividendes. L'industrie est indispensable pour répondre à nos besoins primordiaux. Elle doit s'adapter aux mieux pour les concitoyens, ce qui implique de rompre avec la logique actuelle, celle de l'ultra libéralisme.

l

Le printemps de l'Industrie à Alès le 21 mars 2017 Espace Cazot
Le printemps de l'Industrie à Alès le 21 mars 2017 Espace Cazot

Désindustrialisation et chômage

La fermeture des mines, l’arrêt des grands sites industriels comme les fonderies et forges de Tamaris, la Céramique, les Pianos Rameau, ont engendré la disparition d’entreprises plus modestes à l’instar de Shelbox, Tamaris Industrie, Call Expert, Richard Ducros, Richard Satem et bien d’autres encore.

La perte d’emploi dans la Chimie, la stagnation chez Crouzet, ATS Industrie ou Merlin Gérin, la faible relance à la SNR démontre bien que l’Industrie Alésienne qui fut à une certaine époque considérée comme le fleuron de la région Languedoc Roussillon est en pleine récession.

A cela, il faut ajouter la cessation d’activités de commerce et la faillite de petites entreprises. Ces situations sont renforcées par les décisions politiques qui permettent la suppression ou le non renouvellement de poste dans l’administration et la fermeture de nombreux services publics.

Gardons bien en mémoire, qu’un emploi industriel équivaut à trois voire, quatre emplois induits. Faites vos comptes ! Malgré de nombreux effets d’annonces de la part des autorités gouvernementales, de la Mairie, de l’Agglo, de la Chambre de Commerce et de l’Industrie, il apparait clairement que toutes les initiatives prises sont très peu productives et n’enrayent aucunement le chômage de masse et la précarité. Sachant que le taux officiel de plus de 17%, est un nombre en deçà de la vérité, il est plus proche des 25%.

Aucune catégorie sociale n’est épargnée, du cadre au manœuvre, du jeune au sénior, le bassin est durement frappé et se paupérise inexorablement. Alès est dans le peloton de tête des villes les plus pauvres de France, et que dire de Bessèges et la Grand Combe….

Revenons à l’emploi ! La lutte contre le chômage, la précarité passe obligatoirement par un changement de politique économique. C’est-à-dire la réindustrialisation du pays, le développement des services publics et l’amélioration des infrastructures de transport en favorisant le train.

Mener la bataille pour l’emploi nécessite aussi une réflexion importante sur les conditions de travail, sur le partage du temps, la formation et les salaires. C’est complétement insensé de croire que des secteurs comme le tourisme, l’aide à la personne, sans bien assurément dévaloriser ces métiers bien au contraire, sont les solutions pour nous sortir du marasme social dans lequel ce système inégalitaire, nous a plongé. De toutes évidences, ces secteurs n’amèneront jamais le plein emploi. Ils sont le plus souvent saisonniers, à temps partiel, sous-payés et n’engendrent pratiquement aucun emploi induit.

La liquidation de l’industrie alésienne est la conséquence des politiques antisociales menées par les gouvernements successifs aux ordres de Bruxelles. Politique qui organise le démantèlement des bassins de vie pour les profits d’une poignée de nantis capitalistes, et permettent en délocalisant d’exploiter à moindre coût une main-d’œuvre sans protection sociale.

Ce choix permet aussi, par la disparition des concentrations ouvrières, d’affaiblir le mouvement social et le syndicalisme. J’ajoute qu’un chômage élevé permet de maintenir la pression sur le salariat. Le chantage à l’emploi génère de mauvaises conditions de travail, des salaires indécents. Marx disait en son temps : « Les chômeurs sont l’armée de réserve du capitalisme ! » Cette pensée est toujours d’actualité.

Le printemps de l'Industrie à Alès le 21 mars 2017 Espace Cazot

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article