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Le blog des privés d'emploi  cgt ales

Rappel STOP à la répression syndicale

26 Avril 2010 , Rédigé par Privés d'emploi Alès Publié dans #Manifestations

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Laurent Wauquiez a sillonné les médias pour rendre hommage aux syndicats...

26 Avril 2010 , Rédigé par Privés d'emploi Alès Publié dans #Presse

Laurent Wauquiez a sillonné les médias pour rendre hommage aux syndicats, qualifiant l'accord qu'ils ont conclu de «très généreux». Zoom sur un leurre avec déceptions à la clé.

Le gouvernement et les signataires de l’accord intitulé «plan rebond pour l’emploi» (PRPE)  se vantent d’avoir trouvé une solution pour chaque chômeur en fin de droits. Mais les mesures du plan se révèlent floues, soumises à conditions, voire hypothétiques.

Ces prochains mois, la déception risque d’être énorme parmi les chômeurs qui arriveront au bout de leurs allocations. Depuis jeudi, les signataires du PRPE – gouvernement, patronat, syndicats sauf la CGT – se relaient pour marteler qu’enfin leur travail acharné de négociateurs a débouché sur un compromis miracle. À les en croire, ils ont trouvé une «solution» pour chaque chômeur qui arrivera en fin de droits courant 2010.

Pour un coût total de 705 millions d’euros pris en charge par l’État et l’Unedic, voire 838 millions si les régions – non consultées – mettent la main à la poche, chacune de ces personnes se verra proposer un contrat aidé, une formation rémunérée ou, à défaut, jusqu’à six mois d’une allocation exceptionnelle présentée comme un «filet de sécurité». De sorte que le vœu exprimé par le président Sarkozy lors de son intervention télévisée fin janvier, de ne «laisser personne sur le bord de la route», semble exaucé.

«L’aide exceptionnelle qui sera versée sur plusieurs mois […] est une mesure de solidarité exemplaire», a salué l’UMP tandis que le secrétaire d’État à l’emploi, Laurent Wauquiez, se félicitait d’un plan «très généreux pour ceux qui cherchent vraiment un emploi», et le Medef de «mesures exceptionnelles et temporaires sans précédent». Côté syndical, la CFDT, en pointe dans la négociation, se vante d’avoir «obtenu une solution pour tous» et affirme qu’«aucun chômeur en fin de droits ne sera laissé pour compte». «Quand 705 millions d’euros sont débloqués, il ne faut pas cracher dans la soupe», lance son secrétaire national Laurent Berger.

Mais à y regarder de plus près, derrière l’écran de fumée de l’effet d’annonce, nombre de mesures sont floues, soumises à conditions, dépendant de critères encore à déterminer, écrites au conditionnel ou reprises de dispositifs déjà actés ! Décryptage.

1. Au départ, un diagnostic biaisé

Sur le nombre de chômeurs à aider, selon Pôle Emploi, il y avait en novembre 1 million de chômeurs arrivant en fin de droits en 2010. Le plan rebond se vante d’avoir trouvé une «solution» pour «chaque chômeur en fin de droits»...

Entre temps, la machine à dégonfler les statistiques a bien travaillé. Les négociateurs ont en effet estimé que sur le million de départs, 170.000 chômeurs auraient droit à l’allocation de solidarité spécifique (ASS), 220.000 au Revenu de solidarité active (RSA), et 10.000 iraient en préretraite. Ensuite, ils ont défalqué 15.000 bénéficiaires potentiels du RSA-jeunes dont l’entrée en vigueur a été avancée à juillet, et environ 50.000 prétendants à l’allocation équivalent retraite (AER) et à l’allocation de formation (AFDEF), rétablies pour 2010. On en est donc à 535.000 personnes sans solution.

Et c’est en supposant que 190.000 chômeurs vont retrouver un travail, même de courte durée, dans les six mois, que le problème a été ramené à 345.000 chômeurs. Or, puisqu’on ne peut identifier à l’avance les personnes qui retrouveront un boulot, ce sont en réalité 535.000 personnes qui se partageront les 345.000 «solutions» du plan. Beaucoup resteront sur le bord de la route...

2. Contrats aidés : du réchauffé, de l’hypothétique, et du précaire

Décidément, la mode est au «rebond» puisque les négociateurs ont décidé de rebaptiser «contrats rebonds» les 170.000 contrats aidés annoncés dans le plan. D’ordinaire destinés aux chômeurs en difficulté sociale, ces contrats sont des CDD, au smic horaire et en général à temps partiel (20 heures minimum), soit dans le secteur public ou associatif (contrats d’accompagnement dans l’emploi ou CAE), soit dans le secteur privé (contrats initiative emploi ou CIE), pour lesquels l’employeur bénéficie d’exonérations de cotisations et d’une prise en charge quasi totale du salaire par l’État.

Le plan prévoit 120.000 CAE et 50.000 CIE, ce qui laisserait penser que le gouvernement va créer 170.000 emplois. En fait, les 120.000 CAE se font «dans le cadre des moyens déjà budgétés» pour un surcoût… de zéro euro ! Pôle Emploi va simplement bousculer la file d’attente et réserver ces contrats aux chômeurs en fin de droits, même s’ils ne correspondent pas au public cible.

Article explicatif sur la sois disant prime ! Ci-joint document de travail (PDF) sur cette arnaque !

 

Au risque de marginaliser encore plus les chômeurs les plus en difficulté d’insertion, souligne le syndicat SNU-Pôle Emploi. Et de déclasser radicalement les autres. Quant aux CIE, le gouvernement débloque le financement de 50.000 contrats, mais encore faut-il que les entreprises créent ces emplois.

3. Un plan formation renvoyé aux calendes grecques

En matière de formation aussi, le rebond ressemble à du surplace. Les négociateurs annoncent 70.000 formations, mais attention : en deux temps. D’abord, «mobiliser des financements disponibles existants», en réorientant vers les chômeurs en fin de droits 25.000 places de formations… déjà prévues dans le budget de Pôle Emploi !

Naturellement, ces actions concernent uniquement les secteurs en tension comme «le transport, le BTP, le commerce, l’information-communication, les services à la personne»... Dans un second temps, «sur la base d’un bilan de cette première étape, pourrait être lancé un marché public complémentaire» pour 45.000 formations, pour lequel «serait recherché» un financement de 310 millions d’euros. Le tout au conditionnel ! Et les régions «seront sollicitées pour proposer 20.000 formations supplémentaires», précise le texte, alors que ces collectivités ont déjà exprimé leurs réticences.

4. L’aide exceptionnelle pour l’emploi sera versée de manière… très exceptionnelle


Les négociateurs font mine d’avoir créé un «filet de sécurité» sous forme d’une allocation de crise de six mois maximum, d’un montant mensuel de 456 euros, pour les chômeurs sans autre solution. Mais, d’une part, la mesure est corsetée dans une enveloppe de 220 millions d’euros, ce qui correspond à un versement pendant six mois à 80.000 chômeurs seulement. La mesure s’éteindra-t-elle avec l’épuisement du budget ?

Ensuite, l’aide «ne sera attribuée qu’en dernier recours», «à défaut de proposition de mesures actives» (formation ou contrat aidé), et «le défaut d’acceptation de celles-ci ne permettra pas de déclencher son versement». Autrement dit, au nom des «droits» et «devoirs» des demandeurs d’emploi, ceux qui refuseront un contrat ou une formation seront écartés de l’allocation, et le texte ne prévoit pas de motif légitime de refus !

Pour Maurad Rabhi de la CGT, l’aide s’apparentera à une simple «allocation d’attente, pour faire le joint entre la fin de droits et le début d’une formation ou d’un contrat aidé».

Mais, même dans ces cas-là, le versement ne sera pas automatique. Le secrétaire d’État à l’emploi Laurent Wauquiez a affirmé que les conditions de ressources (c’est-à-dire la prise en compte des revenus du conjoint pour déterminer le droit de toucher l’allocation) «ne seraient pas trop étroites», mais sans précision... Le texte renvoie cette question très sensible aux travaux d’un «comité de suivi» de l’accord, où les négociateurs pourront fixer la barre… où ils veulent.

Fanny Doumayrou pour L'Humanité

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Chômeurs en fin de droits à l’assurance chômage 2010 : Plan Rebond pour l’Emploi

26 Avril 2010 , Rédigé par Privés d'emploi Alès Publié dans #Presse

Chômeurs en fin de droits à l’assurance chômage 2010 : Plan Rebond pour l’Emploi

 

Une analyse conjointe de Pôle Emploi et des services de l’Etat a permis d’identifier que parmi le million de demandeurs d’emploi arrivant au terme de leurs droits à l’assurance chômage en 2010, 640 000 bénéficieraient de dispositifs existant (dont ASS, AER, AFDEF, RSA) ou retrouveraient un eux bénéficieront du RSA jeune, nous devons donc apporter une réponse pour 345 000 personnes au cours de cette année 2010, afin de ne laisser ainsi personne au bord du chemin.

 

Le dispositif que nous proposons pour ces 345 000 demandeurs d’emploi en fin de droits comprend des mesures actives : une formation avec une rémunération à la clef ou une activité dans le cadre d’un contrat rebond (CUI-CAE, CUI-CIE). Lorsque cela ne sera pas possible, un filet de la sécurité serait mis en place de manière exceptionnelle.

 

Cette Aide Exceptionnelle pour l’Emploi serait d’un montant comparable à l’ASS (460 euros) pour une durée maximum 6 mois par allocataire. Cette aide exceptionnelle ne serait versée, que lorsque les mesures actives n’ont pu être proposées par Pôle Emploi.

 

1. Aspects opérationnels

a. Un entretien en anticipation 3 mois avant la fin des droits à l’assurance

chômage

 

Pôle Emploi est en mesure d’identifier chaque mois les personnes susceptibles d’épuiser leurs droits à l’assurance chômage dans un délai de 3 mois et qui ne sont pas couvertes par

 

. l’ASS, l’AER ou l’AFDEF

 

. le RSA perçu au titre du foyer (perçu par le demandeur, son conjoint ou son tuteur)

 

. la possibilité de partir à la retraite

 

Le droit éventuel au RSA est calculé par la CAF du demandeur.

 

A l’issue de ce calcul, pour les personnes restant sans solutions connue trois mois avant la fin de leurs droits et qui ne retrouveraient pas un emploi dans l’intervalle, Pôle Emploi devrait proposer un des 3 outils actifs (formation, accompagnement renforcé pour les cadres, contrats aidés). A défaut de pouvoir proposer ces dispositifs, l’Aide Exceptionnelle pour l’Emploi pourra être attribuée.

 

b. Une formation rémunérée pour 70 000 personnes

 

Parmi les mesures actives qui peuvent être proposées aux demandeurs d’emploi en fin de droits, doivent être privilégiées soit les formations alternant les périodes en entreprise et en centre de formation, soit les formations de remise à niveau pour les savoirs ou les compétences de base. Elles permettent de redynamiser la recherche d’emploi de ceux qui s’engageraient volontairement dans cette démarche et de répondre à un besoin identifié du marché du travail.

 

Ces formations permettent en outre de sécuriser le parcours des bénéficiaires : elles offrent en effet une rémunération aux demandeurs d’emploi en fin de droits, soit dans le cadre des contrats en alternance, soit dans le cadre de formations conventionnées sous statut de stagiaire de la formation professionnelle prévue par le code du travail (dont la rémunération est de l’ordre 650 euros par mois).

 

Le dispositif suivant est proposé :

 

. Mobiliser des financements disponibles existants. On propose, dans un premier temps, d’orienter vers les demandeurs d’emploi en fin de droits les places de formations disponibles achetées par Pôle emploi au titre des outils de formation « Action de formation conventionnée » et Contrat d’accompagnement formation. 25 000 places de formations pourront être mobilisées pour ce public. Ces formations pourront être proposées dans 15 domaines d’activité très différents (transport-logistique, BTP, commerce, information et communication, services à la personne, services aux collectivités….). D’une durée pouvant aller jusqu’à plusieurs mois, offrant l’équivalent du statut de stagiaire de la formation professionnelle, elles se fondent, dans une logique d’alternance, sur des actions de formation aux métiers porteurs. Des actions de remise à niveau sur des savoirs de base sont également possibles dans ce cadre.

 

 . Dégager de nouveaux moyens. Sur la base d’un bilan de cette première étape, pourrait être lancé un marché public de la formation complémentaire afin d’adapter, le cas échéant, les outils (AFC, CAF, contrat de professionnalisation, Préparation opérationnelle à l’emploi) aux problématiques spécifiques auxquelles pourraient être confrontés les demandeurs d’emploi en fin de droits. Pour cette deuxième étape, serait recherchée la mutualisation des financements entre l’Unedic et le FPSPP pour 45 000 actions de formation.

 

Le FPSPP prendrait en charge les coûts pédagogiques de ces 45 000 formations dans la limite de 133 M€. L’Unedic financerait le revenu des remplacements des bénéficiaires sous statut de la formation professionnelle dans la limite de 176 M€. Au total, 70 000 demandeurs d’emploi pourraient bénéficier de ces actions de formation.  Pour compléter cet effort, les régions seront sollicitées pour proposer 20 000 formations supplémentaires.

 

c. L’APEC pourvoirait 15 000 accompagnements renforcés pour les cadres en fin de droits

 

L’APEC pourrait financer un accompagnement renforcé pour les 15 000 cadres chômeurs en fin de droits grâce à une réserve de trésorerie de 50 M€

 

d. Un contrat rebond pour 170 000 demandeurs d’emploi

 

On propose donc de recourir aux dispositifs existants (Contrat Initiative Emploi et Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi) en rendant opérationnel la logique de qualité et de service au demandeur d’emploi prévue dans les textes (nomination d’un tuteur dans l’entreprise, bilan d’action insertion, nomination d’un référent à Pôle Emploi ou dans les missions locales).

L’Etat dégagerait une enveloppe de

50 000 CIE supplémentaires, en visant prioritairement les jeunes demandeurs sans solution connue : ceux-ci bénéficieraient d’une rémunération de l’ordre de 960 €/mois pour 33 heures de travail par semaine 120 000 CAE seraient également mobilisés existants dans le cadre des moyens déjà budgétés à destination des chômeurs de longue durée. Les bénéficiaires percevront une rémunération de l’ordre de 600 €/mois pour 20 heures de travail par semaine.

 

e. Une aide exceptionnelle pour l’emploi à destination de 70 000 ou 110 000 personnes

 

Une Aide Exceptionnelle pour l’Emploi, dans la limite de 6 mois par allocataire, serait attribuée. Cette aide –du montant de l’ASS à taux plein - ne serait attribuée qu’en dernier recours mais dans une enveloppe dégagée par l’Etat et l’Unedic d’un montant maximal de 220 M€. Cette aide sera versée à défaut de proposition de mesures actives. Le défaut d’acceptation de celles-ci ne permettra pas de déclencher le versement. C’est à cette condition que cette aide pourra jouer son rôle de filet de sécurité par rapport la priorité donnée à nos mesures actives. Les conditions de mise en œuvre ainsi que les ressources du foyer prise en compte dans l’attribution de cette aide seront traitées dans le cadre du comité du suivi.

 

2. Financement

 

Le Plan Rebond pour l’Emploi apporterait une réponse pour 325 000 personnes en fins de droits sans solution connue de Pôle Emploi, pour un coût en mesures nouvelles de 705 M€ hors intervention des régions. Si les conseils régionaux acceptaient de participer au dispositif, cela permettrait de couvrir les 345 000 pour un montant de 838 M€. La clef de répartition proposée reprend le principe d’un cofinancement Etat Unedic 50-50 :

 

. L’Etat prendrait à sa charge 100% du coût des CIE et 50% du coût de l’aide exceptionnelle soit 286 M€ ;

 

. l’Unedic prendrait à sa charge 50% du coût de l’aide exceptionnelle ainsi que le revenu de remplacement des formations rémunérées de manière à ce que la contribution nouvelle de l’Etat et de l’UNEDIC soit d’un montant comparable soit 286 M€ ;

 

. le FPSPP prendrait à sa charge les frais pédagogiques de formation rémunérée dans le cadre de ses priorités 2010 pour la formation des demandeurs d’emploi et dans la limite de 133M€ et dans le cadre du financement partagé Etat-Partenaires sociaux ;

 

. L’APEC mobiliserait une partie de ses réserves de trésoreries (50M€) pour le financement de l’accompagnement des cadres ;

 

   . En complément, les conseils régionaux seront sollicités pour proposer une formation à 20 000 personnes ce qui peut être valorisé à hauteur de 133 M€.

 

3. Conclusion

Tout cela donnerait lieu à une convention entre l’Etat et les partenaires sociaux, les régions étant appelées à compléter le dispositif dans le cadre d’un dialogue décentralisé entre les régions et les directions régionales de Pole Emploi. Un comité de suivi serait chargé de piloter le dispositif.

 

 

 

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Plan Rebond pour l’Emploi

26 Avril 2010 , Rédigé par Privés d'emploi Alès Publié dans #Presse

Chiffrage des mesures proposées

 

 

Effectifs

Coût

Redepl+mn

Part des

MN

Mesures nouvelles

Contributeur

Part

Coût

CIE

50

176

100%

Total dont :

Etat

100%

100%

176

176

CAE

120

780

0%

Total dont :

 

Etat

100%

 

100%

0

 

0

Formation Pro

70

460

67%

Total dont :

 

Unédic

 

FPSPP

100%

 

56%

 

44%

310

 

176

 

133

Accompagnement

cadre

15

50

0%

Total dont :

(APEC)

 

100%

0

Aide exceptionnelle

70-110

221

100%

Total dont :

 

Etat

 

Unédic

100%

 

50%

 

50%

221

 

110

 

110

Total hors participation des conseils régionaux

325

 

 

Total dont :

 

Etat

 

FPSPP

 

Unédic

 

705

 

286

 

133

 

 

286

Participation sollicitée des CR

20

 

 

Régions

 

133

Total avec participation des CR

345

 

 

 

 

838

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Intrusion en direct.....

26 Avril 2010 , Rédigé par Privés d'emploi Alès Publié dans #info

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Le médiateur de Pôle emploi jette l'éponge...

20 Avril 2010 , Rédigé par Privés d'emploi Alès Publié dans #info

Le médiateur de Pôle emploi jette l'éponge

 

Un an après sa prise de fonction, le médiateur de Pôle emploi, Benoît Genuini, a décidé de jeter l'éponge. Une décision brutale qui intervient un mois après la publication de son rapport d'activité invitant la direction à prendre six mesures concrètes pour améliorer les relations avec les demandeurs d'emploi. L'ancien président d'Accenture, proche de Martin Hirsch, pointait 60 situations réelles illustrant les dysfonctionnements internes à l'agence née de la fusion entre l'ANPE et l'Unedic. Il recommandait notamment d'adresser des courriers "plus respectueux et proche des usagers". Dans un communiqué intitulé "Le rapport qui radie" justifiant sa décision, l'ancien médiateur prend l'exemple d'une mise en demeure de remboursement d'allocations avec pour motif : "absence de motif". A sa publication, le rapport avait été largement salué par les partenaires sociaux et la direction. "Benoît Genuini est dans le changement et ne supporte pas les lourdeurs administratives ; il s'est trouvé frustré par le manque de réaction et de moyens", explique son entourage qui regrette le manque de communication de la direction autour de son action. Pour autant, le président du conseil d'administration de Pôle emploi, Dominique-Jean Chertier, s'est dit "surpris sur la forme - un peu paradoxale après ses critiques sur les courriers envoyés aux demandeurs d'emploi - et sur le fond" par cette démission. "J'ai reçu sans autre forme de procès, quelques jours après la remise du rapport dont aucune virgule n'a été coupée et qui a été salué par le conseil, un courrier où il m'annonçait qu'il partait parce qu'il manquait de moyens. Je ne comprends pas : on n'a freiné à aucun moment la mise en place de moyens", a-t-il déclaré.
Les syndicats ont été unanimes à regretter ce départ. Benoît Genuini devrait à présent se consacrer à l'association Passerelles numériques qu'il préside.

publié le 15 avril 2010
régine le jeune
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Chômeurs en fin de droits...

19 Avril 2010 , Rédigé par Privés d'emploi Alès Publié dans #Réactions du CN CGT des Privés d'emploi

 

Une occasion manquée

Vendredi 16 avril 2010

Un million de chômeurs en fin de droits cette année, dont 360 000 dépourvus de toutes ressources. Cela fait désordre. Après moult tergiversations, le gouvernement se félicite d’avoir trouvé une solution avec les partenaires sociaux en présentant un plan de différentes mesures (contrats aidés, formations, allocation spécifique de crise), pour un coût total de 1,5 milliard d’euros.

 

C’est d’abord oublier un peu vite que tous les chômeurs en fin de droits resteront cantonnés en dessous du seuil de pauvreté. Quant à l’allocation spécifique de crise, il n’est pas question de la verser aux 360.000 demandeurs d’emploi « sans solution », comme l’a laissé entendre le président de la République en visite dans un pôle emploi du Val d’Oise. Son attribution est soumise à des conditions telles (niveau des ressources du foyer, interdiction de refuser un contrat aidé ou une formation), qu’elle risque fort de connaître le même fiasco que la prime de 500 € à destination des jeunes. On est loin des propositions présentées par la Cgt : d’une part, le prolongement exceptionnel de 6 mois de la durée d’indemnisation du chômage pouvant être financé par une taxation des contrats précaires et d’autre part, l’assouplissement des conditions d’accès à l’allocation spécifique de solidarité (ASS) financé par l’Etat de manière à ce qu’aucun chômeur ne se retrouve sans ressources.

 

Ensuite, il convient de préciser que la moitié de ce plan est financée par des mesures de redéploiement (pas de budget supplémentaire). L’autre moitié étant financée aux 2/3 par les cotisations des salariés et des employeurs et pour 1/3 seulement par l’Etat. Finalement, l’effort supplémentaire consenti par l’Etat (286 millions d’euros) est inférieur à 20 % du montant total du plan. Il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser.

 

Dans ces conditions, la Cgt propose de mettre à contribution les banques, qui ont réalisé 11 milliards d’euros de profits en 2009 avec le concours des fonds publics. Ce ne serait que justice puisqu’elles sont à l’origine de la crise économique et financière qui a fabriqué des centaines de milliers de chômeurs.

 

Cette usine à gaz dont la mise en œuvre sera, à coup sûr, laborieuse, ne règle ni les problèmes d’emploi, ni les problèmes des chômeurs. La Cgt appelle tous les salariés privés d’emploi à manifester le 1er mai afin d’exiger des mesures dignes pour les chômeurs en fin de droits.

 

Montreuil, le 16 avril 2010.

 

 

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Un accord a été conclu jeudi soir le 15 / 04 / 2010 entre le secrétaire d'Etat à l'Emploi....

16 Avril 2010 , Rédigé par Privés d'emploi Alès Publié dans #info

— Un accord a été conclu jeudi soir le 15 / 04 / 2010 entre le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez et les partenaires sociaux pour "proposer des réponses" aux chômeurs en fin de droit qui se retrouvent "sans solutions". Il prévoit notamment une aide exceptionnelle, un "filet de sécurité" pour les personnes qui ne pourront bénéficier d'une formation ou d'un contrat aidé. D'un montant de 460 euros, elle sera versée pour "une durée maximum de six mois".

> "Cet accord va permettre de proposer, à toutes les personnes aujourd'hui sans solutions à l'issue de leurs droits une formation avec une rémunération à la clef ou une activité dans le cadre d'un contrat aidé marchand ou non marchand", a annoncé l'Elysée après la réunion de Laurent Wauquiez avec les syndicats à Bercy.

> "Lorsque cela ne sera pas possible, un filet de sécurité sera mis en place de manière exceptionnelle", ajoute le communiqué de la présidence. "Cette Aide Exceptionnelle pour l'Emploi sera du même montant que l'allocation spécifique de solidarité (460 euros) pour une durée maximum de six mois" et "ne sera versée que lorsque d'autres solutions n'auront pu être proposées par Pôle Emploi", selon l'Elysée.

> Laurent Wauquiez a précisé sur TF1 que le montant "mis sur la table" s'élevait à "plus de 700 millions d'euros". Le secrétaire d'Etat à l'Emploi a souligné que ce plan était "fait pour aider les gens qui sont victimes de la crise mais qui veulent s'en sortir et qui cherchent un emploi".

> "C'est une première en France, on avait jusque-là jamais adopté un tel plan pour les demandeurs d'emploi en fin de droits", s'est félicité Laurent Wauquiez lors du journal de 20h.

> "Nous sommes très satisfaits car nous avons des solutions pour tous les chômeurs en fin de droits", s'est également réjoui le secrétaire fédéral chargé des questions d'assurance-chômage pour la CFDT Laurent Berger. "C'est la première fois qu'on a un accord sur les fins de droit avec l'Etat qui admet qu'il a sa responsabilité lorsque les droits des chômeurs arrivent à échéance", a-t-il déclaré à l'Associated Press.

> Lors d'un déplacement dans la matinée à Gonesse, dans le Val-d'Oise, Nicolas Sarkozy avait souhaité que les partenaires sociaux se mettent "d'accord sur le principe d'une allocation qui sera accordée pendant plusieurs mois à nos compatriotes en fin de droits, comme un filet de sécurité, pour qu'ils aient une allocation qui pourrait être à peu près du montant de l'ASS, de façon à ce qu'ils ne restent pas sans rien".

> "En échange de cette allocation, les 'fins de droits' ne pourront pas refuser un contrat aidé, marchand ou non marchand, ou une formation rémunérée que vous leur proposeriez", avait-il expliqué à des agents locaux de Pôle Emploi qu'il a rencontrés.

De source syndicale, on précisait que quatre syndicats (CFDT, FO, CFTC et CGC) ont conclu l'accord. Seule la CGT a donné un avis défavorable à cet accord qui sera également ratifié par les trois organisations patronales (MEDEF, CGPME et UPA), précisait-on de même source.

> Le dispositif doit entrer en vigueur fin mai et un comité de suivi réunissant les participants aux négociations sera mis en place pour évaluer l'impact des mesures, de source syndicale. L'Aide exceptionnelle pour l'emploi devrait concerner entre 70.000 et 110.000 personnes sur les quelque 360.000 chômeurs en fin de droit qui vont se retrouver sans solutions cette année, toujours de source syndicale. L'accord prévoit des contrats aidés et des formations d'une durée de six à neuf mois.

> Le financement des mesures sera assuré par l'Etat, l'Unedic, Pôle Emploi pour 340.000 personnes et l'accord demande également aux régions d'assurer le financement pour 20.000 des personnes concernées, selon une source syndicale. L'Elysée précisait de son côté que les mesures bénéficieront "à 340.000 personnes".

> Selon des projections réalisées par Pôle emploi, environ un million de chômeurs se retrouveront en fin de droits en 2010, soit une hausse "d'environ 18%" par rapport à 2009. Sur ce million, quelque 400.000 devraient se retrouver sans revenu, tous ne remplissant pas les conditions d'accès aux minima sociaux, un chiffre affiné à 360.000 personnes par le gouvernement et les partenaires sociaux lors de leurs négociations.

> info cgt pep 69

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Communiqué du Comité National des Privés d'Emploi

16 Avril 2010 , Rédigé par Privés d'emploi Alès Publié dans #Réactions du CN CGT des Privés d'emploi

 

Comité National CGT des Privés d’Emploi

 

 

Montreuil, le 15 avril 2010

 

 

L’annonce faite ce jour par Nicolas Sarkozy lors de sa visite aux chômeurs de Gonesse, démontre une fois de plus la faiblesse de ce gouvernement en matière de politique de l’emploi puisqu’au vue des largesses et cadeaux sous différentes formes que ce soit faites aux entreprises relevant du MEDEF et du CAC 40.

 

La seule solution proposée est une forme d’aumône gouvernementale pour des raisons de paix sociale un moment où les français se sont prononcés par la voix des dernières élections régionales d’une autre politique à mener en général et plus particulièrement sur la question de la précarité et de l’emploi.

 

La proposition du chef de l’état, c’est 456 € à titre exceptionnel avec au bout le chantage et l’obligation de prendre n’importe quelle formation ou contrats aidés pour ceux qui sortent de l’indemnisation du chômage. Encore un cadeau fait à ceux qui créent le chômage !!

 

Nous savons bien qu’aujourd’hui Pôle emploi ne peut assurer cette mission et d’ailleurs ne propose pratiquement plus de formation aux privés d’emploi. C’est aussi une des raisons qui motive la démission du médiateur national de Pôle emploi Benoit Guenuini qui à proposer des solutions constructives et alternatives aux désastres de la politique actuelle des missions de pôle emploi que Nicolas Sarkozy et François Fillion ont mis en place

 

456 € qui ne tiennent pas compte des frais de déplacement, de garde d’enfants, de repas lorsqu’il faudra accepter ces formations ou les emplois proposés

 

Quels contrats ? Quelles formations ? Actuellement l’emploi est détruit exemples récents Glaxo 500 licenciements, PSA 350, la caisse d’épargne d’Ile de France (dû aux restructurations bancaires) 650.

 

Formations pour quels métiers ? Quels emplois ? Quels diplômes ? Quelles qualifications ? Et pour quels salaires ?

 

Les contrats aidés sont exonérés de cotisations patronales qui aggravent la protection sociale et notamment les retraites, qui tirent les salaires vers le bas et qui, compte tenu de la faiblesse de leur montant ne participent pas à la relance de la consommation qui est un des piliers de la relance de la croissance.

 

Même si 456€ c’est quelque chose pour ceux qui n’ont rien le compte n’y est pas

 

La création d’ 1 million d’emplois véritables (CDI) correctement rémunérés, tenant compte des qualifications et des compétences serait la réponse à apporter.

 

LE BUREAU NATIONAL CNPE CGT

                                                                      

                                                                                              

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